P.-S.
Les soins palliatifs ont pour mission de soulager la douleur afin d’améliorer la qualité de vie des personnes. Dans la délivrance des soins aux malades on distingue des soins curatifs, ayant comme objectif la guérison ou le maintien d’une fonction vitale défaillante en attendant la guérison, et des soins palliatifs qui ont comme objectif l’amélioration de la qualité de vie du patient par une prise en charge pluridisciplinaire. On retrouve ces deux dimensions dans les deux verbes anglais : to cure et to care.
Toutefois, le caractère curatif ou palliatif d’un traitement ne dépend pas de sa nature mais de son objectif. Ainsi, un traitement médical ou chirurgical, peut être indiqué pour un patient en soin palliatif, si ce traitement permet de soulager un symptôme inconfortable. La levée d’une occlusion par un geste chirurgical, l’irradiation d’une métastase osseuse douloureuse, sont des traitement à visée palliative. La plupart des chimiothérapies réalisée chez des patients présentant un cancer métastatique ont un objectif clairement palliatif avec un double objectif de prolonger la survie et de retarder ou diminuer les symptômes liés à la maladie. Dans ce cas, le médecin s’efforce de limiter la toxicité de la chimiothérapie en diminuant éventuellement les doses, pour que ses effets secondaires ne contrebalancent pas les bénéfices attendus.
Le traitement de la douleur, le traitement des symptômes inconfortables (nausées, constipation ou encore anxiété) sont des composantes essentielles de la phase palliative.
On distingue aussi les soins à visée préventive qui ont pour objectif de fournir à l’organisme par divers moyens, la possibilité de s’armer de façon efficace pour combattre les atteintes de la maladie et garder un état de santé optimal.
Enfin, il existe les soins de réhabilitation qui visent à faire retrouver à l’organisme et à sa physiologie un état de fonctionnement optimal.
Les soins palliatifs ont pour objet une vaste prise en charge de la personne malade, tant sur un plan médical, en soulageant les douleurs ou toute source d’inconfort, en préservant la dignité de la personne, dans l’accompagnement des difficultés psychologiques, du malade et de sa famille. Les autres aspects notamment religieux, spirituels, ou même sociaux, légaux, tels que l’aide à assurer les dernières volontés auprès d’un notaire par exemple, sont pris en compte. Les proches sont aussi accompagnés dans leur processus de deuil. L’esprit est aussi de préserver le patient d’investigations ou de traitements déraisonnables (c’est à dire l’acharnement thérapeutique), au sens où ils ne pourront apporter d’amélioration.